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La ville, les gens sont toujours aussi sympas, je prend vraiment plaisir à
être ici et je vais en faire ma plaque tournante durant ce périple autour de
Marajo. Il y a aussi une banque (Banco do Brasil) pour retirer de l'argent
avec ma carte Visa. Ce n'est pas une mince affaire car au Brésil, il y a très
peu de distributeurs qui acceptent cette carte et je suis obligé de ma taper
la queue au guichet. Le première fois, au bout d'une heure : Je me fais dire
que le système ne fonctionne pas. J'y retournerai par la suite et au bout
d'une demi journée, j'arrive enfin à toucher mon argent. Je retrouve aussi
Lucien, Dolores, Astride et Maureen (je ne suis pas sure de l'orthographe. Ils
nous invitent chez eux puis nous emmennent à 10 km pour visiter leur maison en
construction au milieu de la forêt : Superbe !
Lucien (ainsi que d'autres
locaux) me met en garde contre le piratage autour de Marajo. J'avoue que je
suis un peu moins confiant, d'autant plus que je n'aie pas d'armes à bord.
C'était un choix délibéré car lorsque j'avais à bord les enfants, je ne
voulais pas envenimer les choses. Maintenant, je le regrette un peu car se
retrouver seul, mouillé au fond de nulle part est inquitant. Je vais avoir
aussi droit à visiter l'hôpital car j'ai une hémorragie nasale, chose que
j'ai déjà eu en France et qui s'était très mal passée. Cette fois,
heureusement, tout rentre dans l'ordre et l'inquiétude s'en va. De Breves,
je part trois jours pour aller voir 'Portel' un coin recommandé pour ses
plages(voir page spécifique) puis reviens faire le plein de nourriture avant
partir une quinzaine de jours. Raymond, pour qui les vacances s'arrêtent
ici, prend un bateau et rentre à Belém avant de retourner en France. Avant
de partir 15 jours, je doit faire le plein d'eau : Ce n'est pas simple non plus
car il n'y a pas d'eau au chantier. A l'aide d'un bidon de 20 litre, je me rend
une dizaine de fois dans l'arrière cour d'une maison et remplit à la louche
le bidon puis vais le transvaser dans mon réservoir ... Cela va me prendre au
moins deux heures sous un soleil de plomb. Je fais aussi un paquet de courses
en achetant notamment pas mal de riz, haricots, sucre, café et lait en poudre
afin de les troquer (ou donner) lors de mes rencontres sur l'Amazone. En effet,
je suis toujours gêné de donner de l'argent aux personnes qui m'en demandent.
J'ai l'impression de participer à l'école de la mendicité ainsi et du coup,
comme on peut le voir d'en beaucoup de pays, les enfants plutôt que d'aller à
l'école courent après les touristes pour leur demander quelques pièces ou
stylos ...
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