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Brésil - Belém


du 11 au 27 mai 2002

Après un réveil matinal (5h30) je part pour Belém, il faut à tout prix profiter de la marée montante et de ses courants porteurs. LE vent étant assez soutenu, je déroule le génois et flirt avec les 10 nœuds sur le fond ! En cours de route, la marine va venir me contrôler, sans problème ! il faut que je fasse mon entrée dès Lundi. Après six heures de navigation, les 48 miles séparant Soure de Belém sont avalés et je me retrouve au 'IATE CLUBE DO PARA' . (1°28,69 Sud - 48°28,67 Ouest). Ici je retrouve de vielles connaissances, la Caïpirinha et un autre bateau français (Jannick et Maryvonne). L'après midi va être courte ! Le soir, jeremi me rejoint, et nous partons faire la fête avec d'autres ... Je serai sanctionné le lendemain matin par un violent mal de crane !

Le lundi, je fais mes papiers sans problèmes, la police me confirme qu'il ne me reste que 64 jours maximum à passer sur leur territoire pour l'année 2002. Pour ceux que ça intéresse et contrairement à ce qui est marqué dans les guides de croisière : On a le droit à 180 jours par année (du 1er janvier au 31 décembre). Même si l'on sort du territoire avec le bateau (comme moi à Cayenne), les compteurs ne sont pas remis à zéro. J'achète aussi quelques cartes de détail pour mon tour de l'île de Marajo (27 réals pièce (13 €)).

Puis les journées et nuits s'enchaînent. Je profite de cette escale pour remettre à neuf certaines parties du bateau, j'achète de la toile plastique afin de faire un taud récupérateur d'eau de pluie, malheureusement, malgré les mesures effectuées, le couturier va se tromper et mon taud ne sera pas bien tendu comme je le désirai.

Je retrouve aussi Carlos, le deuxième grand amour d'Ophélie et nous passerons une après-midi chez lui en compagnie de sa femme et de ses deux enfants.

Le dimanche 19, nous sommes invités à participer à la 'REGATA DO ALMIRANTE'. Il y a trois autres catamarans dans notre classe et neuf monocoques dans l'autre. Un des catamarans 'VAPALU' m'inquiète un peu car il est très léger (2 tonnes) et malgré son accastillage made in Brésil doit aller très vite par petit temps. A bord nous sommes 7 : Moi, Jeremy, Jannick, Maryvonne, Anderson un gamin très sympa qui s'occupe toute la journée au Iate clube, Geni et Fernanda deux copines de Jeremy. Pour préparer cette régate, nous nous sommes un peu entraîné es deux jours précédents car je voulais montrer un peu les différentes manoeuvres à Jannick et reconnaître aussi les différents bancs de sable qui jonchent le parcours. Il est clair que j'ai envie de gagner cette régate ! Au départ, je n'ai même pas vu les différents drapeaux devant annoncer les 10 mn et 5 mn, lorsque d'un coup tous les bateaux se sont élancés. Moi, j'étais tranquilement derrière tout le monde afin de ne pas percuter un autre voilier. On déroule le génois et on suit le plus grand des monocoques afin d'éviter un groupe de rochers. Par la suite, on empanne et on envoie le spinnaker.

 Nous remontons les bateaux un par un jusqu'à 'VAPALU' qui va s'accrocher derrière nous tout le long de ce bord. Arrivé à la bouée à mi parcours, nous affalons le spi et commençons à tirer des bords. 'VAPALU' profite que l'on fasse une mauvaise manœuvre et du fait que l'on doit éviter un autre bateau pour se rapprocher dangereusement de nous (100 m.). Mais la force d'Oona est dans sa capacité à remonter au prés, nous lâchons doucement mais sûrement 'VAPALU' et franchissons la ligne d'arrivée à 8 nœuds, largement en tête de tout le monde.

Les bières et caïpirinha vont couler à flot le reste de la journée et nous aurons le droit en prime a un beau défilé de brésiliennes ! 

 

 

 

 

La semaine suivante est un peu moins mouvementée car je suis un peu fatigué. J'en profite pour faire quelques courses, me faire fabriquer un taud récupérateur de pluie, faire mes vidanges d'huile de moteur (après avoir attendu mon filtre à huile 15 jours (31 €)). Raymond Servage me rejoint durant la semaine, il va passer 3 semaines sur le bateau avant de retourner en France.

Avant de quitter Belém pour l'île de Marajo, Jannick et Maryvonne (Brise de mer 31 'Vieil ours') me signalent qu'il faut faire des formalités auprès de la police fédérale et de la marine. J'y vais mais ils me disent que ce n'est pas la peine d'en faire alors qu'eux, la veille, en on fait ... Bref, il vaut tout de même mieux vérifier auprès d'eux car ce n'est pas clair et qu'il vaut mieux éviter d'être pris en défaut administratif par eux.

Au IATE CLUBE DO PARA, Rocha et d'autres membres me signale qu'il y a la festival de la crevette à Muana du 30/5 au 2/6. Ce sera donc notre prochaine étape en quittant Belém.


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