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Je suis parti lundi dernier en solitaire de la Guyane avec
comme destination le Brésil. Étant donné qu’il me restait encore 64 jours
à consommer au Brésil cette année, que je me trouvais juste à coté, il
aurait été dommage de ne pas en profiter.
Pour descendre de Guyane au Brésil, il faut naviguer face
à un fort courant de 1 à 4 nœuds et avec un vent de face ou par le travers
si on n’a de la chance. De plus pour corser la navigation, les hauts fonds
s’étendent très loin au large, par conséquent des centaines de pêcheurs
s’y retrouvent la nuit. Le problème étant qu’ils n’allument leurs feux
de signalisation qu’au dernier moment. Il faut donc surveiller en permanence
ces petits bateaux et il ne reste pas beaucoup de temps pour dormir.
Donc la première journée, j’ai bataillé dur pour m’éloigner
de la côte et j’y suis arrivé à la tombée de la nuit en m’aidant toute
la journée de mes deux moteurs. Vers 4h00 du matin, j’ai atteint des fonds
supérieurs à 50 m. (limite de pêche des petits bateaux invisibles au radar)
et j’ai pu donc dormir par tranches de 10 minutes en laissant le radar allumé.
La deuxième journée s’est très bien passée, le vent
a tourné en ma faveur et le courant au large est moins fort 1 – 2 nœuds
contre 3 – 4 la veille. La
seconde nuit par contre a été assez dure car la mer était très hachée et
le bateau a tapé violemment toute la nuit, donc je n’ai pas vraiment dormi.
La troisième journée a été impeccable et la troisième nuit dure … Il y a
eu des grains toute la nuit avec vent violent et dans tous les sens … je
n’ai pas beaucoup dormi…
Malgré tout, le bateau a été très vite et je suis
largement en avance sur mes prévisions. La quatrième journée : Le vent
est passé face à moi et a pratiquement disparu : J’envoie un puis deux
moteurs pour pouvoir arriver à la tombée de la nuit à l’embouchure de l’Amazone
au sud de l’île de Marajo et pouvoir planter mon ancre durant la nuit. A
20h00 le bateau est enfin stoppé et je ne risque pas de me taper un tronc
d’arbre dans les hélices.
Le lendemain, de bon matin et aidé par le courant
favorable dut à la marée montante : Je me précipite en 4h00 à Soure ma
première étape au tour de l’île de Marajo.
Je n’ai eu que deux problèmes durant cette traversée :
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La girouette anémomètre a refusé de marcher dès le départ de Guyane :
C’est embêtant car je fais mes changements de voilure en fonction de la
vitesse du vent, mais surtout je ne peux plus avoir le pilote automatique en
mode ‘Régulateur d’allure’ ce qui m’empêche de remonter efficacement
au vent ou de faire du plein vent arrière.
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Durant le quatrième jour, je me suis aperçu que les fixations des
lattes sur la grand voile partaient car plusieurs vis se sont dévissées et
que toutes tombent à la mer ! Il va falloir que je retrouve de nouvelles
vis du même format à Belém si je veux remonter ma grand-voile.
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