Accueil

Le bateau

L'équipage

Itinéraire

Journal de bord

Photos

oona@sur-le-net.com  C'est notre boite à lettre!

 

Brésil : De 'Fernando de noronha' à 'Salvador de Bahia'


Du 11 au 15 décembre 2001

14h00 : C'est reparti pour notre dernière traversée avant Salvador. Le vent est toujours de 15 - 20 nœuds, nous risquons de l'avoir au prés : Cette dernière étape risque d'être assez éprouvante. Le début qui consiste  à faire le tour de l'île est par contre très agréable, nous lâchons rapidement Uhaïna qui devient un point à l'horizon. Comme toutes les nuits je réduit la toile afin qu'elle soit plus tranquille. Quand Corinne prend son quart, je réduit au deuxième ris la Grand voile : Le bateau continue à avancer rapidement, à minuit nous tenons une moyenne de 8 nœuds. Au petite matin, la moyenne est tout de même descendu et je renvoie toute la toile. Seule ombre au tableau : Une des poignées du capot d'évacuation de secours s'est encore cassée, conséquence de quoi, toutes les vagues qui tapent en dessous rentrent un peu dans le bateau et je craint que la deuxième casse. Je sécurise le tout avec de la garcette et croise les doigts pour que cela tienne jusqu'à Salvador. 

La journée, j'ai Raymond sur RIO qui se trouve 23 miles devant nous : Je vais faire marcher le bateau pour essayer de le rattraper. A midi nous tenons toujours une moyenne de 7,9 nœuds. Le soir je prend tout de même un ris, Corinne l'enlèvera toute seule comme une grande à 4h00 du matin.

9h00 : Autre grand moment du voyage en bateau : J'ai envoyé le spinnaker, les dauphins nous on rejoint et jouent entre les étraves, tout le monde est sur les filets à l'avant à les admirer durant une heure, le bateau file nous nous faisons régulièrement asperger par les embruns ... LE BONHEUR !

J'ai de nouveau la position de Rio : nous lui avons repris 9 miles en 24 heures. Durant les 24 dernières heures nous avons fait 184 miles ! 

Durant la nuit je cravache encore plus le bateau qui continue à tenir une moyenne impressionnante (pour un bateau de croisière). Au petit matin, j'ai Rio en VHF : Ils ne sont plus qu'à 6 miles devant nous, malgré le vent soutenu, j'envoie tout de même le Spinnaker, le bateau accélère encore, surf jusqu'à 13 nœuds. Mais d'un coup durant une rafale à plus de 20 nœuds, mon vieux spi de 8 ans d'age explose et se transforme en lambeaux. Il ne me reste plus qu'à récupérer les morceaux et me remettre sous génois. Une heure après le vent chute et je regrette vraiment de m'être précipité pour envoyer le spi car maintenant il ne risquerait plus rien et j'avancerai au moins deux nœuds plus vite et en route directe. Il m'est impossible de rattraper Rio dans ces conditions. Malgré tout à midi, la distance sur 24 heures est tout de même de 191 miles soit 8 nœuds de moyenne. La nuit, pour qu'elle soit tranquille, j'affale toute la grand voile et navigue uniquement sous génois. Inutile d'aller trop vite car sinon nous arriverons de nuit. En approchant des côtes, il faut vraiment surveiller les petits bateaux de pêche. Un gros chalutier par contre, malgré mon gros phare blanc braqué sur lui, me fonce dessus : Je suis obligé de virer de 90° et envoyer les deux moteurs à fond pour l'éviter ...

7h00 du matin, nous contournons le banc de sable par le nord, envoyons les moteurs et touchons enfin terre 1 heure après Rio. Durant la matinée, Régis qui vient d'effectuer la traversée en solitaire et avec qui j'étais en communication BLU arrive quelques heures après nous.  Nous attendons Uhaïna et pouvons enfin fêter au champagne avec Rio et Régis la traversée.


Table des matières