Pour
l'arrivée à Fernando de Noronha, nous passons tranquillement entre les
rochers avec UAHINA dans notre sillage car ils n'ont pas la carte du coin.
Nous jetons l'ancre, c'est un petit paradis. L'île est une réserve et ça
se voit, c'est propre, beau, plein d'oiseaux et de poissons. Les plages sont
paradisiaques et ... désertes ! Je me précipite la première à l'eau, avec
pour prétexte la vérification de la tenue de l'ancre. Elle tient et l'eau est
bonne mais bonne !
Le midi on fête l'arrivée de l'autre côté de l'atlantique. Le champagne
a très bien supporté le voyage et il est frais, c'est le bonheur total !
En
fin d'après-midi, après la sieste de récupération nous descendons à terre,
pour essayer de trouver des devises, ce qui risque d'être coton vu qu'on est
samedi.
A terre le mal de terre ne se fait pas trop sentir et nous arrivons à
marcher droit sans problème.
La ville est à 1,5 km et nous partons à pieds. La route grimpe dur mais le
paysage est plutôt sympa et nous avançons bien malgré les petites jambes de
Nicolas. Les gens habitent dans des petits bungalows nichés sous les
cocotiers, et ils ont presque tous le hamac devant. Beaucoup de buggys, très
peu de voitures, et des chevaux servent de transport ici. Nicolas est
impressionné par les cavaliers, ils montent en short et en tongs et font
avancer leur cheval avec une petite badine de bois !
En ville, après avoir bien tourné et redemandé notre chemin plusieurs
fois, nous trouvons la banque ouverte 24h/24, mais à notre grand désappointement
nos cartes bancaires n'y sont pas acceptées. Nous finissons par changer des
dollars dans un club de plongée (Atlantic diving, ce sont les seules devises
qu'ils acceptent ici) et nos reals en poche nous prenons un taxi (ce sont tous
des buggys) à sept à l'arrière pour retourner aux bateaux. Le soir nous
finissons dans un petit restaurant sympa qui domine la baie et goûtons enfin
notre première caïperina avec des petits morceaux de poulet frits.
Les
deux jours suivants, nous explorerons le dessous de la mer : le premier jour en
PMT et le deuxième avec les bouteilles. Les fonds sont riches et les poissons
nombreux ne sont pas du tout farouches (réserve oblige). Nous verrons de
superbes murènes vertes, des tortues, une grande raie, et une multitudes
d'autres poissons moins impressionnants mais superbes.
L'île est d'ailleurs
très riche en clubs de plongée, c'est l'activité principale ici. En trois
jours, nous nous reposons, faisons les lessives, un minimum d'avitaillement et
repartons guillerets pour la dernière partie de la traversée, direction
Salvador de Bahia ou le Brésil mythique !
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