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Corinne est de quart depuis 10h00 la veille au soir et à 3h00 je me lève pour
la relayer. Le vent a chuté et s'oriente dans une mauvaise direction. Ca va
être dur d'arriver avant la tombée de la nuit. De plus les batteries sont
basses... J'envoie un des moteurs pour recharger et accélérer. De plus je
modifie le cap du bateau pour qu'il conserve une vitesse décente. Avec le moteur, l'électricité est présente et j'en profite comme toutes
les nuits précédentes pour écrire le journal de bord sur le site Internet.
Ceci explique pourquoi les pages sont plus longues en ce moment.
4h00 du matin : je vais plier l'ordinateur, arrêter le moteur et essayer de
faire marcher le plus rapidement possible Oona. Je m'écarte donc de 30° de la route idéale et aussitôt, Oona
accélère à 7,5 nœuds. Le jour se lève, le vent tourne en notre faveur, le
bateau continue à naviguer à bonne vitesse. Durant les dernières 24 heures
nous avons fait 172 miles vers le but, c'est à dire 7 nœuds de moyenne. Les
conditions de navigation pendant la journée sont idéales : mer, vent,
vitesse, surfs, soleil, bière fraîche ...
A 11h00 je vois une voile à l'horizon, puis une deuxième, ça sent
l'arrivée. Le vent diminue légèrement et nous envoyons le spi pour ne pas
trop perdre de vitesse. Quelques heures après nous laissons loin derrière
nous les deux pauvres monocoques et je ne me fais plus de souci : Nous
arriverons de jour. Traversée record en 5 jours et 2 heures alors que la
moyenne des monocoques est de 7 jours !
Un bon Jack Daniel's bien frais m'attend à l'arrivée.
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