Islas de Lobos avec Rio
Rio nous a rejoint dans notre petit mouillage tranquille.
En fait la tranquillité est toute relative car l'endroit sert de but
d'excursion à de gros bateaux qui viennent soit décharger leur cargaison de
touristes, soit leur faire admirer les fonds, soit carrément leur faire faire
du jet-ski dans la baie !!!
Nous nous en accommodons tout de même et passons une journée sympa avec
les deux Raymond et François que nous connaissons déjà, Jens le gendre de
François qui vit à Fuerteventura, Céleste et Pascal les deux équipiers de
RIO.
Le soir nous quitterons le mouillage avec eux pour aller mouiller dans
l'avant-port de Corralejo.
Si vous y allez, gare à la marée qui descend ! Au milieu de l'apéritif
(on ne boit presque jamais sur un bateau !), le bateau talonne (s'échoue) , et
nous sommes obligés de relever l'ancre pour aller mouiller où il y a un petit
peu plus d'eau (nous ne calons pourtant que 60 cm dérives hautes). Mais pas de
problème, avec autant de bras à bord, tout se passe très vite et très bien,
et nous pouvons rapidement revenir à nos verres !
Visite de l'île :
Le lendemain, Jens qui fait guide à l'occasion nous propose la visite de
l'île. Nous louons une voiture et nous voilà partis.
Premier arrêt à la station essence pour faire le plein, ensuite nous
continuons.
Arrivés
face à la montagne sacrée, c'est le choc, une immense décharge couvre tout.
Jens nous explique que Fuerteventura essaie de développer le tourisme mais que
l'infrastructure de l'île ne suit pas. Conclusion les ordures sont entassées
à ciel ouvert dans de grands trous et juste enterrées avant d'ouvrir le trou
suivant.
Au
moment de repartir, une des deux voitures de Jens donne des signes de faiblesse
et nous devons repartir à la station essence du départ pour essayer de
réparer. Une heure plus tard, avec un nouveau bouchon et un plein d'eau la ballade peut
reprendre.
Nous fonçons à vive allure sur les routes, le paysage est désertique, des
murets de pierre séparent des champs de cailloux. Il n'y a pas de maisons, pas
d'eau, même les cactus semblent mourir de soif dans ce pays. Arrêt
touristique dans un ancien village espagnol, très joli, petite église,
maisons typiques et petits restaurants coup de bambou. Il parait que les gens
ont déserté la région quand la rivière s'est asséchée.
Nous continuons toujours à vive allure, l'île est grande, et nous sommes
sensés tout voir dans la journée, je cramponne parfois mon siège mais
Philippe est content.
Le
midi, nous faisons halte au bord d'une plage de sable noir battue par
d'énormes rouleaux. Nous nous installons à la terrasse d'un petit café qui
ne paie pas de mine mais qui se révèlera copieux, excellent et pas très
cher. Après nous montons le long de la falaise jusqu'à une grotte. C 'est
très impressionnant, la mer s'engouffre là-dedans et le bruit est très fort.
Toujours sur les chapeaux de roues nous irons voir un énorme bateau
échoué sur les récifs, la mer le démolit lentement à coups de boutoirs.
C'est le cauchemar de tous les marins matérialisé !
Nous arrivons et quittons le site par des routes de terre défoncées, les
trois voitures à la file indienne en conduite rallye (non je n'ai pas réussi
à arracher le siège en dépit de tous mes efforts !). Gavés par la
poussière de la voiture qui nous précède, nous arrivons à un circuit de
Karts où Jens, François, Philippe et Yoann s'amusent pendant que les autres
se reposent devant une boisson fraîche.
Pour la suite de la ballade, nous sommes sensés aller admirer un coucher de
soleil grandiose de l'autre côté de l'île, et il nous reste ... une heure
pour y arriver ! La course reprend. Je commence à m'y habituer et à lâcher
un peu le siège. Qui sait, dans une vie future, et avec beaucoup d'entraînement,
je deviendrai peut-être une nouvelle Michèle Mouton !!!
Évidemment, quand nous arrivons il fait nuit noire, et nous admirons ... le
bruit du ressac sur la plage !
Fin de soirée sur RIO, avec un peu de charcuterie, de vin et beaucoup,
beaucoup d'humour !
Islas de Lobos ... chasse sous marine.
Rendez-vous le matin pour tout le monde sur OONA, nous partons à 12 passer
la journée à Lobos. Quel bonheur ces cockpit de catamaran au moment de
l'apéro, nous ne nous marchons même pas dessus.
L'après-midi,
nous partons essayer nos fusils harpons pour le dîner du soir. Les résultats
sont :
- François : plus de 15 poissons de différents types.
- Raymond : Un seul
- Philippe : Zéro !
- Jens : Zéro aussi mais il n'avait pas de fusil.
Merci à François pour tous ces poissons péchés et merci à Delphine et Jens
de nous les avoir si bien préparé chez eux le soir. Les soirées se
suivent et se ressemblent pour le bien-être qu'elles nous apportent à être
tous ensemble.
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