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Au cours de la nuit, le vent s'est levé, nous filons maintenant 8.5 nœuds, je
reprends espoir pour arriver avant la nuit.

Pour combler notre plaisir, les dauphins vont nous accompagner un bon
moment.
Nous arrivons au passage redouté entre les îles car le vent est réputé
pour tourner et forcir.
Le vent commence par tomber ! J'enroule le génois et borde la grand-voile,
je mets un moteur puis le deuxième qui s'est remit à fonctionner.
Je pousse les moteurs à 2300 tours, nous sommes dans un véritable Shaker.
Après avoir entendu un grand bruit, Corinne va dans la cale moteur, elle m'appelle
et je m'aperçois que le moteur bouge anormalement : Un silent-bloc (pièce en
caoutchouc qui supporte le moteur) s'est cassé. J'arrête donc ce moteur.
C'est tout de même bien d'avoir deux moteurs sur un bateau car il y en a au
moins un qui marche.
Le vent finit par se rétablir au prés serré, après avoir déroulé un
peu de génois et pris un ris, nous finissons par nous extirper de ce piège.
Un doute me traverse, car je ne suis pas sûr du lieu où nous attend
Raymond. J'appelle Éliane à Ballaruc avec le téléphone (c'est tout de même
beau la technique) et elle m'annonce que Raymond est à Corralejo , le port que
l'on vient juste de passer. Nous faisons demi-tour, mais comme il y a des hauts
fonds, que nous sommes stressés par le détroit que nous venons de passer, je préfère
aller au mouillage et le voir le lendemain. J'arrive à le joindre à son
hôtel et apprends que RIO avec l'autre Raymond est arrivé une demi-heure
après nous. Nous nous retrouverons tous le lendemain.
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